La PMA, vos témoignages.

Depuis le mercredi 22 Janvier 2020, l’assemblée nationale a validé en première lecture un texte de loi visant à ouvrir la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, y compris aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.

Le chemin est encore long mais les mentalités changent.

Sa prise en charge elle, serait toujours limitée « pour les démarches engagées sur la base d’un critère médical à savoir l’infertilité dont le caractère pathologique est médicalement constaté ou la non transmission d’une maladie grave » et dans la limite de l’âge de 43 ans de la femme.

Aujourd’hui, nous avions envie de donner la parole à nos lectrices sur ce sujet si important.  Environ un enfant sur 30 né d’une PMA en France. Ce sujet touche beaucoup plus de monde que l’on imagine, ces témoignages sont longs et poignants tout comme leurs histoires. Car un parcours de PMA n’est pas simple, ni facile mais comme vous le découvrirez, le jeu en vaut très souvent la chandelle.

Avant de vous présenter nos 5 témoignages, il est important de comprendre,

En quoi consiste la Procréation médicalement assistée  ?

La PMA permet à un couple infertile, lesbien ou à une femme seule d’avoir un enfant.

Il existe deux différentes méthodes, la fécondation in vitro (FIV) ou l’insémination artificielle.

L’insémination artificielle consiste à injecter le sperme ( du conjoint ou d’un donneur) directement dans l’utérus de la femme pour aboutir à la fécondation d’un ovule.

La Fécondation In Vitro (FIV) consiste elle à effectuer une stimulation ovarienne, puis un prélevement d’un ou plusieurs ovules. Pour ensuite effectuer une fécondation avec les spermatozoïdes en laboratoire, afin de transférer dans l’uterus un ou plusieurs embryons.

Elyssa

Grâce à ces méthodes, 70% des couples infertiles ont un bébé dans les 5 ans ( dont 14% de grossesse parviennent naturellement à terme).

Marion, 26 ans.

« un parcours PMA c’est un ascenseur émotionnel, des moments de doute, de colère et de tristesse, d’épuisement puis on retrouve toujours la force et l’énergie, l’enthousiasme quand on recommence un protocole »  

Tout d’abord, je me présente, je suis Marion, j’ai 26 ans et mon conjoint 33 ans. Il est pâtissier-chocolatier et je suis orthophoniste. Nous n’avons pas d’enfants mais cela a toujours été une évidence dans notre couple. Je ne travaille pratiquement qu’avec des enfants et nous en sommes entourés (neveux/nièces, amis) nous avons toujours évoqué le fait de fonder une famille.  

Début du projet bébé et de la découverte du diagnostic… 

Nous avons passé 3 ans en Belgique et lors de notre retour en France l’été 2016 mon conjoint a commencé à me faire part de son souhait de se lancer dans l’aventure. J’ai souhaité être bien installé au niveau professionnel avec la mise en place de mon activité libérale mais le projet me restait dans la tête. Quelques mois plus tard, nous avons acheté un appartement et cela a été le feu vert dans notre démarche de vouloir un bébé. Environ 6 mois se sont écoulés puis j’ai eu un rendez-vous de suivi classique chez mon gynécologue, en septembre 2017. Je l’ai informé de notre nouveau projet et il a tout de suite été surpris du fait de mon jeune âge et de ne pas être enceinte. Je lui explique que nous ne sommes pas du genre à regarder les jours d’ovulation, on ne se prend pas la tête. Ceci l’interpelle tout de même et il me propose de nous donner les ordonnances pour faire des vérifications quand on se sentirait prêts.  

Nous sommes partis en week-end pour réfléchir à tout ça et nous avons décidé en ayant toute confiance en notre gynécologue de faire les examens prescrits : analyse sanguine et hystérographie pour moi, spermogramme pour mon conjoint. Le verdict tombe en novembre 2017 où une gynécologue spécialisée en infertilité s’adresse à moi en me disant : « c’est à cause de vous madame que vous ne pourrez pas avoir d’enfants… », je n’oublierai jamais cette phrase et le diagnostic d’insuffisance ovarienne très précoce me tombe dessus ce qui présage une ménaupose très jeune, j’ai au moment de ce diagnostic 24 ans. Je suis anéantie, mon conjoint me soutient mais il est lui aussi abattu, cette phrase résonne en moi, je me dis que jamais j’arriverai à me relever…  

Début d’un long parcours PMA… 

Nous décidons d’intégrer un centre de PMA et le premier rendez-vous démarre, on nous explique que nous pourrons tout à fait passer par une fiv, qu’il faut rencontrer un biologiste et que quelques examens supplémentaires sont nécessaires notamment sur l’origine de mon insuffisance ovarienne qui à ce jour reste toujours une énigme…  

En février 2018, nous débutons notre première fiv, celle-ci se passe parfaitement je réponds bien à mon traitement. Lors de la ponction, il y a des ovocytes et nous obtenons quelques embryons. On me transfère alors deux embryons et celui qui reste est congelé. Je perds les deux embryons très tôt, à ce stade là on ne s’en rend pas compte c’est lors de la prise de sang de contrôle que j’apprends que je ne suis pas enceinte. Une semaine plus tard mes parents m’annoncent leur divorce, je n’ai plus de force, ni de courage…Il nous reste cet embryon congelé donc un petit espoir, je recommence les injections mais celui-ci ne survit pas avant que l’on me le transfert.  

Nous tentons une autre fiv, qui se voue très rapidement par un autre échec puisqu’elle est interrompue par manque de réaction face au traitement, elle se solde par une insémination qui se terminera en échec, même douleurs, même incompréhension, on en veut au monde entier, on se sent seule, je culpabilise énormément de devoir faire subir ça à mon conjoint, c’est très difficile. Et je ne vous cache pas les annonces qui fleurissent autour de nous…C’est difficile mais nous tenons à faire bonne figure devant nos amis, nos proches qui nous annoncent leur bonne nouvelle, on se dit que notre tour ne viendra jamais.  

Juin 2018, les beaux jours sont là, on se remotive, un parcours PMA c’est un ascenseur émotionnel, des moments de doute, de colère et de tristesse, d’épuisement puis on retrouve toujours la force et l’énergie, l’enthousiasme quand on recommence un protocole.  
Cette fiv sera de nouveau un énorme échec, je ne réponds pas au traitement, ma gynécologue décide de m’opérer pour rien car aucun ovocyte ne sera récupéré.  

J’ai eu beaucoup de mal à remonter la pente et là une vraie remise en question se fait, on décide de tout arrêter, on avait programmer deux voyages l’été, je ne voulais plus que mon corps assimile aucun médicament, aucune piqure, je n’en pouvais plus et mon conjoint non plus (c’est d’ailleurs lui qui prenait le soin de me faire les injections, une façon à lui de s’investir et de me montrer qu’il était là, j’en avais besoin).  

Septembre 2018, un nouveau rendez-vous se présente à nous au sein d’une nouvelle clinique, nous avions besoin d’une plus grosse équipe, de traitements différents. Un rendez-vous qui nous a redonné espoir, un protocole un peu différent, on retrouve de l’énergie et on se lance.  

Décembre 2018, même scénario que ma toute première fiv, je réponds à ma stimulation, on me transfert deux embryons et un sera congelé. Je les perds très tôt un peu avant noël, l’envie n’est donc pas là pour les fêtes de fin d’année… Notre embryon congelé ne pourra être transféré, il ne résistera pas avant que l’on me transfert, encore des piqûres et des cachets ingérés pour rien… C’est dur.  

Ma gynécologue décide de faire une pause et de réaliser une petite opération que l’on appelle curetage. Entre temps, nous achetons une maison à rénover, nous avions besoin d’un nouveau projet et de construire quelque chose de nouveau pour notre couple.  

Nous reprendrons le chemin de la fiv en juin 2019, en même temps que le mariage de mon frère, on se dit que c’est symbolique et que ça va marcher, nous sommes plein d’espoir… qui furent brefs puisque le protocole est arrêté en cours de route, je ne réponds pas au traitement. La suite vous la connaissez, cela dévie sur une insémination qui ne fonctionnera pas.  

Une grosse discussion s’impose dans notre couple, nous sommes en train de faire le deuil d’avoir des enfants, mon conjoint ne peut plus nous voir souffrir ainsi, nous décidons d’une autre vie pour l’avenir, faites de voyages et pourquoi pas d’un mariage…  

Nous devons prendre une décision puisque la sécurité sociale ne nous permet pas un nombre infini de fiv remboursé, nous décidons de tenter à nouveau en ayant à l’esprit que ce serait la dernière, nous ne pouvions plus vivre ces moments d’échecs, l’accumulation, c’était trop… 

Septembre 2019, une fiv démarre, nous sommes dans nos travaux, mon conjoint ne vient pas à toutes les échographies, il lâche un peu, la ponction n’est pas une grande réussite mais l’équipe met en place des nouvelles choses, on me transfère deux embryons. Je réalise la prise de sang de contrôle habituelle, je suis enceinte, un sentiment tellement heureux qui restera gravé mais aussi d’angoisse car nous avons peur que tout s’arrête… Je vous écris aujourd’hui au cours de mon septième mois de grossesse, nous attendons une petite fille, nous avons emménagé dans notre nouvelle maison en décembre, notre miracle arrive, nous avons jamais été aussi heureux, ce sentiment est difficilement descriptible tant il est intense, tout nous émerveille, nous savourons chaque moment comme si cette grossesse serait l’unique car un passé ne s’oublie pas, nous avons et aurons peur tant que nous ne pourrons pas la serrer dans nos bras mais on y croit…  

Message de la fin… 

Si j’ai un message à faire passer aujourd’hui par le biais de mon témoignage, si vous êtes dans cette situation c’est qu’il faut vous battre, au moment où nous avons eu envie d’arrêter et de baisser les bras nous aurions pu laisser passer la plus belle chose qui est en train de nous arriver….Écoutez-vous, écoutez votre corps, un parcours PMA c’est un ascenseur émotionnel mais c’est aussi douloureux physiquement que psychiquement. Et envoyez balader toutes les remarques, les gens qui pensent être de bons conseils mais qui vous détruisent avec cette fameuse phrase : arrêtez d’y penser et ça viendra, ces gens ne peuvent pas comprendre ce que vous vivez !  

J’en suis certaine, la roue finit toujours par tourner… Mon gynécologue qui me suit pour ma grossesse m’a dit une phrase la semaine dernière que je n’oublierai jamais : « vous avez une grossesse parfaite, la nature se rattrape toujours à un moment donné… ». J’espère que mon témoignage saura vous donner la force de vous battre, l’envie d’y croire même si c’est long et douloureux, c’est le message que j’avais envie de vous faire passer… 

Je sais qu’avec ce contexte les parcours PMA sont arrêtés et je peux comprendre combien il est difficile d’attendre quelques mois supplémentaires sans savoir quand est-ce que cela va redémarrer, je vous soutiens dans cette dure épreuve. Profitez-en pour faire d’autres choses qui vous font du bien et n’oubliez pas de voir votre couple dans un autre contexte que ce projet et qui vous feront aussi avancer même si le désir de parentalité reste plus fort que tout…  

Sarah, 38 ans

« Nous sommes un couple fusionnel et c’est un combat que nous avons préféré vivre à 2 sans en parler ni à nos familles ni à nos amis.« 

J’ai rencontré mon mari sur les bancs du lycée en 2000. Depuis nous ne nous sommes plus quittés.

J’ai ensuite arrêté la pilule il y a 8 ans pour raison médicale.

Notre priorité du moment était de nous consacrer à notre carrière et à notre passion pour les voyages. Notre vie à 2 nous convenait tellement que nous avons pris nos précautions pendant 1 an et avons ensuite laissé faire le destin.

Nous nous étions toujours imaginés être parents tard mais après 3 ans sans contraception j’ai décidé tout de même de consulter mon gynéco , pour avis …

Il m’a alors alerté sur la réduction significative de la fertilité en fonction de l’âge et nous a orienté vers une batterie d’examens.

Mon mari les a fait immédiatement, moi j’ai pris plus de temps car je n’étais pas prête à subir l’hysterosalpingographie des trompes.

Il m’a bien fallu 6 mois pour m’y résoudre.

Evidemment cette intervention fut douloureuse mais le médecin était confiant sur les résultats et selon lui je tomberai enceinte dans les prochains mois…

Sans résultats, nous avons commencé un programme d’AMP en stimulation simple.

Cela consiste à prendre un traitement médicamenteux et à suivre régulièrement par monitoring l’évolution des ovocytes, de déclencher l »ovulation par une injection et de programmer les rapports à heure fixe.

Autant dire que cela était loin de l’idée que je me faisais de la conception de notre enfant.

Nous avons durant cette période bien réfléchi sur notre désir de fonder une famille. Etait-ce indispensable ? Etait-je prête à subir tous ces traitements hormonaux ? Prête à prendre des risques pour ma santé ?

Echec sur échec nous sommes finalement arrivés en PMA il y a 2 ans.

Il m’a était diagnostiqué un problème d’ovaires polykistiques mais chose plutôt rassurante ma réserve ovarienne était bonne et les spermatozoïdes de qualité !

Nous avons alors débuté les inséminations artificielles : injection journalière d’hormones dans le ventre à heures fixes, suivi par prise de sang et échographie toutes les 48h, déclenchement de l’ovulation par injection, prélèvement des spermatozoïde 48h plus tard et injection par cathéter…

Évidemment il m’a fallu jongler entre tous ces rdv, les injections et le stress avec un poste à responsabilité.

Ayant décidé de ne pas parler de ma vie privée et intime à mon employeur je prenais sur mes congés alors que la loi autorise les absences dans le cadre d’une PMA.

Entre chaque protocole le staff médical étudie la situation et donne son accord pour le protocole suivant.

Après 3 IA, les médecins PMA ont décidé de ne pas aller jusqu’aux 6 inséminations autorisées et de passer directement en FIV.

Il pouvait se passer parfois plusieurs mois entre chaque protocole dans l’attente de l’accord du staff, de prendre un nouveau rdv pour délivrer les nouvelles ordonnances, d’attendre le début d’un nouveau cycle parfois très long. Et entre temps, impossible de continuer une vie normale car il faut être entièrement disponibles…

Nous avons donc attaqué les FIV.

Le protocole est sensiblement le même sauf qu’il s’agit de stimuler le maximum d’ovocytes afin de procéder à une ponction sous anesthésie générale.

Ensuite, l’insémination se fait en laboratoire. Les embryons se développent de 3 à 5 jours en fonction de leur qualité.

Nous avons eu de la chance de pouvoir prolonger jusqu’au 5 ème jour et d’en avoir suffisamment pour être congelés.

Les 2 premiers transferts se sont très mal passés car très douloureux.

Avant d’attaquer la troisième FIV j’avais donc besoin d’une pause. D’arrêter de compter les jours, de tenir un planning serré, de jongler entre travail et PMA et de reprendre une vie « presque » normale même si dans ce contexte c’est extrêmement difficile…

J’étais limite prête à tout arrêter je n’étais plus capable de me piquer, ni de subir toutes ces échographies et prises de sang.

Je voulais récupérer mon corps et ne plus être un objet médical…

Nous nous sommes donc accordés un voyage de dernière minute.

Mais même pour la destination nous n’étions pas libre car à chaque protocole nous devions attester que nous ne nous étions pas rendu dans une zone à risque du virus Zika . Encore une contrainte supplémentaire réduisant nos projets.

C’est après 2 semaines à l’ile Maurice, en mode baroudeurs comme à notre habitude que nous avons attaqué la 3eme FIV en octobre dernier.

Et cette fois ci le transfert s’est bien passé !

Comme les fois précédentes, s’ensuit 2 semaines d’injection pour favoriser la nidation en attendant la fameuse prise de sang…

Mais là encore, à la lecture des premiers résultats nous ne pouvions nous réjouir immédiatement  car même si la PDS est positive il faut en refaire une 24h, puis 48h puis 72h plus tard pour vérifier l’évolution du taux notamment en raison des risques de GEU.

Ne pas se réjouir c’était aussi une façon de nous protéger. Nous avions traversé tellement d’épreuves  qu’un nouvel échec aurait été très compliqué à vivre.

Et finalement, 10 jours plus tard l’échographie a confirmé notre grossesse.

Après un premier trimestre de stress intense, nous avons annoncé la bonne nouvelles à nos familles à Noel.

Personne n’est au courant des épreuves que nous avons traversées.

Nous sommes un couple fusionnel et c’est un combat que nous avons préféré vivre à 2 sans en parler ni à nos familles ni à nos amis.

Aujourd’hui , à 38 ans nous attendons un petit garçon pour début juillet !

Notre bébé miracle !!!

Et il nous reste un embryon de congelé,  alors peut être qu’un jour nous retenterons l’expérience une dernière fois , ou bien nous opterons pour un don afin d’aider un couple ayant plus de difficultés que nous.

Mais pour l’instant je profite de ma grossesse sans penser aux risques accrus de naissances prématurées liées à la FIV et en savourant chaque instant !

Voici notre parcours.

Le voyage n’a pas été  simple autant physiquement que moralement.

Il faut s’écouter, écouter son corps et surtout maintenir le dialogue au sein du couple.

Tenter d’éluder la sempiternelle question « le bébé c’est pour qd ? ».

Ne pas écouter les faux conseils « C’est dans la tête  » . Car non, à ce stade c’est purement médical,  on ne contrôle plus rien, notre destin est entre les mains de la science.

C’est une véritable épreuve, il faut positiver,  faire preuve de courage et de persévérance chaque jour, se relever après chaque échec et continuer d’avancer…

Ce n’est que mon histoire mais également je l’espère un message d’espoir pour de nombreux couples.

Amandine, 32 ans

« Un soir de janvier au restaurant avec mon mari, on discute de l’éventualité de ne jamais avoir d’enfant. On trouve alors plein d’arguments qui vont dans ce sens. On s’aime on voyage beaucoup on est libre…. oui mais dans 10 ans ne va t’on pas le regretter ? On ne sait pas. »

Je m’appelle Amandine, je vais avoir 32 ans et je suis mariée depuis 8 ans ( en couple depuis 10). Nous avons des jumeaux mixtes qui vont avoir 18 mois. 

Nos enfants sont donc nés en 2018 mais j’aime dire qu’ils ont été conçus en 2016. 

J’ai rencontré mon mari en 2010 j’avais 22 ans et lui 28. L’idée de construire une famille est arrivée très vite. En 2011 je tombe enceinte ça dure deux mois et je fais une fausse couche. Ce fut dur à encaisser à l’époque mais nous avons décidé de remettre le projet à plus tard et de profiter de notre vie à deux. Avec du recul maintenant nous avons eu raison. En 2013 on me diagnostique la maladie de Crohn et on teste plusieurs traitements légers sur moi. Un an après je fais une péritonite et je passe plus de trois semaines en soins intensifs. J’apprends alors que mon utérus est très endommagé et que mes ovaires ont éclaté. Par chance grâce à plusieurs traitements tout se reconstruit à peu près correctement.  On me rassure sur la possibilité de tomber enceinte mais on me conseille fortement d’attendre 9 a 12 mois avant de tomber enceinte, que je sois cicatrisée totalement et surtout en rémission de ma maladie. Je respecte le contrat et en 2015 je prend rdv chez mon gynéco et mon Gastro-entérologue pour un bilan. Du coté de ma maladie c’est stable donc favorable pour une grossesse; le gynéco me fait des bilans sanguins pour contrôler ma bonne ovulation. Tout est ok de mon côté. Après 6 mois il fait faire un spermogramme à mon mari pour ne pas perdre de temps. Alors 6 mois c’est peu mais je n’avais pas de contraception depuis 2 ans donc ça l’a interpellé. Son bilan s’est avéré mauvais et doucement nous envisagions la pma. 

La Pma: 

A l’époque nous vivions à la campagne en Auvergne et le centre Pma le plus proche était à Clermont-Ferrand (2h de route de chez moi). Grâce à mon Gynéco nous obtenons un rdv rapidement avec un Professeur assez réputé parait-il… Nous sommes en Janvier 2016. Le bilan de mon mari n’est pas catastrophique selon lui. Premier soulagement. Au vu de mon dossier il s’interroge et ne croit pas à la bonne cicatrisation de mon uterus. Il me fait une écho qui dure 10 secondes et qui se termine par « ouais ok j’ai compris »

Je suis un peu perplexe vu la rapidité de l’écho mais je décide de lui faire confiance. Il nous explique alors simplement que mes trompes ne sont pas imperméables et qu’aucune nidation n’est possible dans mon cas. La solution ? La ligature des trompes. Cela signifie aucune chance de tomber enceinte naturellement grâce à une stimulation simple par exemple. Il nous explique alors notre protocole : la fiv Isci : on va implanter dans un ovocyte un spermatozoide sélectionné selon plusieurs critères. Je me fais ligaturer les trompes un mois après. 

N’ayant pas de cycles très réguliers on s’entend sur une date de première tentative fin juin. Que se passe t’il avant ? Et bien je vais devoir me faire ponctionner les ovules. Et pour cela il va falloir une stimulation ovarienne. Dans mon cas il a fallu dès le mois de mai déclencher mes règles avec du duphaston, ensuite j’ai reçu une injection pour bloquer l’ovulation et au bout de 14 jours une injection par jour ( à faire soi-même tous les jours à la même heure) pour stimuler mes ovaires et produire des ovocytes. Nous sommes début juin et je dois faire une échographie et une prise de sang tous les deux jours avant 9h du matin pour compter mes follicules et mesurer mon endomètre. J’ai également 3 ovules d’œstrogène à mettre trois fois par jour ( rend l’endomètre propice à la nidation).Tous ces examens heureusement se passe dans l’hôpital de ma ville mais je travaillais et même si la loi et de votre côté cela vous oblige à parler très tôt de vos projet avec votre employeur. Moi j’ai eu beaucoup de chance et je n’ai pas été embêtée. 

Les résultats sont transmis instantanément au centre pma qui un matin quand tout leur semble bon vous disent: la ponction c’est demain matin à 8h. J’ai exigé d’avoir une anesthésie générale pour la ponction car évidemment j’avais traîné sur le net pour me renseigner et y a des nanas résistantes à la douleur mais la majorité dérouillent quand même. Au même moment mon mari donne son sperme. A mon réveil tout va bien, on m’annonce que j’ai produit 17 ovocytes ( potentiellement 17 bébés ). Je peux rentrer chez moi deux heures après. C’est en arrivant chez moi que j’ai commencé a avoir très mal. J’avais l’impression d’avoir des poignards qui me transperçaient le ventre à chaque mouvement je n’ai pas pu marcher pendant deux jours. Pendant ce temps à la pma après 3 jours 11 embryons sont toujours là. Il décident d’attendre 5 jours ( stade de blastocyte) pour me faire le transfert. Deux jours plus tard on m’appelle et on m’annonce que j’ai toujours 11 embryons frais qui sont top qualité. On m’attend également 3 heures plus tard pour le transfert et que les dix autres vont être congelés. 

Le transfert d’embryon est une formalité dans tout le processus pma. C’est indolore et très rapide. Je repars donc « enceinte » de 5 jours. Les dix jours suivants sont les plus durs. Je continue les ovules et les hormones par voie orales 3 fois par jours. Mes seins sont très gonflés et douloureux , j’ai des crampes abdominales… plusieurs symptômes qui laissent croire à une grossesse ou un début de règles…alors on y croit. Puis finalement la prise de sang est négative. Le premier échec est le plus dur dans mon parcours car après tant de souffrance physique j’estimais avoir le droit d’y arriver. Ce n’était que le début…. on avait 10 embryons donc encore pleins d’essais possibles. 

Le Tec ( transfert d’embryons congelés) :

Contrairement au transfert dit « frais » qui suit la ponction la procédure est plus simple. Après 3 mois de corps au repos je dois contacter ma pma pour indiquer le premier jour de mes règles. Je reçois alors de nouvelles consignes, prises d’hormones pendant 14 jours , puis écho/prise de sang tout les deux jours jusqu’à ce que mon corps soit prêt à recevoir l’embryon. Je fais ça 8 fois de plus jusqu’en décembre 2017. Ça ne fonctionne jamais. Je baisse peu à peu les bras. Je ne suis pas prête à me battre des années encore pour avoir un enfant. C’est trop dur physiquement et moralement. Je suis à cette période bouffie par les hormones mon utérus est sans cesse sollicité, mon ventre est gros mais il est vide. 

Un soir de janvier au restaurant avec mon mari, on discute de l’éventualité de ne jamais avoir d’enfant. On trouve alors plein d’arguments qui vont dans ce sens. On s’aime on voyage beaucoup on est libre…. oui mais dans 10 ans ne va t’on pas le regretter ? On ne sait pas. 

Il restait 2 embryons. J’explique à mon mari que je refuse de refaire une ponction (trop douloureux). Il accepte mon choix. La prochaine tentative sera donc la dernière, je me ferais transférer les deux derniers embryons et on en parle plus. Adieu la pma. Le 27 mars 2018 je me rend à la pma pour le dernier transfert de ma vie dans ma tête c’est bien clair. 

Mon corps avec le temps encaisse de mieux en mieux les hormones et cette fois-ci je n’ai plus aucun symptôme. 10 jours plus tard la prise de sang est positive, avec un très bon taux mais je dois recommencer deux jours plus tard pour être sûre. En pma la première prise de sang n’a pas de valeur, c’est la deuxième voire troisième qui confirme votre grossesse. Les taux étant très hauts j’ai eu droit à une echo pour vérifier… j’attendais des jumeaux. Les deux avaient pris. Incroyable. Douche froide aussi on étaient pas prêts. Il nous a fallu une bonne semaine pour encaisser mais on a vite adoré l’idée. Ils sont nés avec un petit mois d’avance en novembre 2018 et vont très bien trop bien parfois même. 

Mes conseils :

Mesdames : je déconseille fortement les groupes/forums pma qui sont anxiogènes au possible. Vous y trouverez certes plein d’info et de soutien. Mais d’avantage de jalousie, de jugements etc… ces pages sont remplies de personnes en souffrance ( j’en faisais partie) et il est difficile d’y trouver une place quand vous débutez la pma. Pourtant Oui dès le premier échec vous allez souffrir et votre peine ne vaut pas moins que 10 années d’échec. Ne nous accrochez pas à ces personnes qui réussissent du premier coup, c’est rare. 

Augmentez votre facteur chance : arrêtez de fumer, perdez du poids / faites vous aidez si vous souffrez d’obésité. Vous allez devoir aimer votre corps car il va souffrir, se transformer votre esprit doit suivre.

Vous allez devoir vous piquer vous même à heure fixe. Dans certains cas  faire l’amour à heure fixe. Vous abstenir aussi un temps donné. Prendre des médicaments mettre des ovules. Vous oublierez votre pudeur. Mais le bonheur est souvent au bout. Vous serez testés avec votre conjoint pour le sida la syphilis et toutes les maladies infectieuses. Vous prouverez le bien fondé de votre couple si vous n’êtes pas mariées. Si vous êtes homosexuelles on vous mettra des battons dans les roues ça sera plus dur que les autres mais vous y arrivez aussi. 

Messieurs : vous donnerez votre sperme. Sûrement plusieurs fois. Votre intégrité en prendra un coup mais SURTOUT ne vous en plaignez pas auprès de votre compagne. Elle traverse bien pire. Elle entendra que c’est gênant mais vous ne traversez pas la moitié de ce qu’elle vivra. 

Soyez indulgent. Soyez patient les hormones nous jouent de mauvais tours. 

Enfin je dirais qu’il faut simplement être prêts à affronter tout ça. Que c’est dur à concilier parfois avec le travail mais que des lois protègent les hommes et les femmes dans le parcours pma. 

La science fait des progrès incroyables nous avons la chance de pouvoir en profiter. 

Audrey, 31 ans 

« Le 10 décembre 2014, 1 mois avant terme le plus beau des cadeaux de notre vie à vu le jour. Notre petit Eden est venu agrandir notre famille.« 

Bonjour, je me présente Audrey 31 ans en couple depuis 10 ans avec Thomas 31 ans.

Nous avons mis en route le projet de bébé au bout d’un an de relation.

Grossesse au bout de 2 mois finie en fausse couche précoce.

Suite à cette FC( mai 2011 ) des douleurs sont apparue pendant et hors règles.

Après 5 mois j’ai était voir une gynécologue qui m’a diagnostiquée une endométriose profonde stade IV.

Après 2 interventions nous avons été dirigé en PMA avec un 1er rdv en novembre 2012. Pour notre part la PMA était une décision la plus sage au vu de mes soucis de santé.

Dès le 1er rdv nous avons eu le droit de faire quelques examens ( prise de sang, bilan hormonal pour la part et spermogramme pour mon conjoint ) suite à cela n’ayant aucun soucis de son côté nous avons été accepté en FIV classique.

La 1ère a eu lieu en ( mai 2013 ), nous avons pris connaissance de tous le protocole : ménopause artificielle pour ma part puis stimulation ovarienne avec piqûre tous les jours à heure précise, suivi échographique et prise de sang très régulièrement puis la phase de déclenchement de l’ovulation avec une ponction ovarienne sous anesthésie générale. Protocole lourd et contraignant mais pour une bonne cause.

Quelques jours plus tard j’ai eu un transfert de 2 embryons. Résultat négatif. Aucun embryons congelés.

Quelques mois plus tard (septembre 2013 ) nous avons lancée la machine pour fiv2 qui a du s’arrêter en pleine stimulation ovarienne à cause d’un gros risque d’hyperstimulation.

Nous avons pris la décision conjointement de faire une pause de quelques mois car les traitements sont lourd, l’attente et la déception difficile à accepter.

Nous avons repris le chemin de fiv2 bis début 2014, avec un transfert de 2 embryons en février. Résultat négatif.

En avril 2014 transfert de 2 embryons congelés. 12 jours plus tard nous avons enfin eu ce fameux + tant attendu.

Le 10 décembre 2014, 1 mois avant terme le plus beau des cadeaux de notre vie à vu le jour. Notre petit Eden est venu agrandir notre famille.

Si je devais dire quelque chose aux personnes en PMA, n’ayez aucune honte à passer par là, ce parcours est contraignant, long, fatiguant physiquement comme psychologiquement mais au bout de ce tunnel le plus beau reste à venir.

Restez soudés avec votre conjoint ce combat il faudra le vivre à 2.

Courage à toutes les Pmettes pour notre part 5 ans plus tard nous revenons en PMA pour tenter notre chance avec bb2 nous avons d’ailleurs eu le mois dernier le transfert du dernier embryons congelé qui fut négatif. Maintenant direction FIV1 après cette crise sanitaire qui nous touche tous.

Courage vous êtes des Warriors.

Diane, 32 ans, mariée, deux enfants, Clémence 6 ans et Maxime 4 ans et demi. 

« Nous allions entamer la 5eme année de traitement, de piqûres, de rendez-vous chez le gynéco. J’étais fatiguée et j’avais besoin de souffler de prendre du recul sur tout ça… »

Tout à commencé en 2008 avec ma première fausse couche. J’étais enceinte de 2 mois. Je me suis posée des questions. Le gynéco que je consultais à l’époque m’a simplement dit que ça arrivait à tout le monde et que j’étais jeune (j’avais 21 ans) qu’il ne fallait pas que je me fasse de soucis.  

J’ai donc continué ma vie sans trop me poser de questions. J’ai également changé de gynécologue qui ne m’inspirait pas tellement confiance et avec laquelle je ne me sentais pas à l’aise. 

Lors de ma première consultation avec cette nouvelle gynéco, j’avais des questions surtout concernant mes douleurs au ventre. Après une échographie et elle m’apprend que j’ai un kyste sur un ovaire et qu’elle doit m’opérer. J’entre donc à la clinique pour en ressortir le jour même, l’intervention se pratique sous célioscopie et sans douleurs. Quelques heures plus tard le docteur me rend visite pour le bilan de l’opération. Le verdict tombe je suis atteinte d’endométriose, j’en ai partout sur l’utérus et un peu sur mon colon. Elle me dit qu’elle a diminué cette inflammation mais qu’un traitement sur long terme sera nécessaire et que c’est pour cela que j’ai fait une fausse couche.  

Je commence donc mon traitement par injection dans le ventre qui me mettra sous ménopause pendant 1 an et donc un arrêt total des règles pour mieux guérir.  Un traitement dur, les effets secondaires sont très présents, surtout ceux liés à la ménopause (bouffée de chaleur, maux de tête, prise de poids etc.…) sont dur à supporter.  

Le traitement se termine, je revoie la gynéco qui me dit que le combat sera long pour avoir un enfant et que je dois rencontrer un gynéco spécialisé dans la fertilité et la PMA (procréation médicalement assistée) car elle ne peut plus rien pour moi. Nous étions en Octobre 2009. 

Notre envie de bébé est toujours présente et les questions fusent dans ma tête. Vais-je pouvoir avoir un enfant un jour ? est-ce que je vais pouvoir donner la vie ? doit-on avoir recours à l’adoption ?  

Je fais la rencontre d’une merveilleuse gynécologue, je me sens bien, elle est de bon conseil et rassurante, le combat sera long, éprouvant, semez d’embuche et dur pour votre couple mais pas insurmontable dit-elle. 

Elle nous propose tout d’abord un bilan complet (moi et mon mari) et de commencer par un traitement médicamenteux (qui durera 1 an) pour stimuler les ovaires. Mes cycles de règles sont assez irréguliers et très long. Elle me voit une fois par mois pour faire une échographie et voir si je produis bien des ovules. Au bout d’un an, la gynéco nous explique qu’il va falloir passez à la vitesse supérieure et commencez le processus d’inséminations. Ce processus si long et dur mais toujours pleins d’espoir.  

Le traitement est cette fois ci différent et plus fort, je dois faire des piqûres tous les jours dans le ventre à chaque début de cycles. Je vois ensuite la gynéco pour voir si mon ovulation va avoir lieu et si les ovules sont assez bon et de bonnes tailles. Si tout est ok je déclenche avec une autre piqûre mon ovulation, ensuite mon mari se rend au laboratoire pour préparer les spermatozoïdes. Le laboratoire vous appelle ensuite pour vous dire si l’insémination aura lieu ou pas. Cette insémination pourra être faite par le gynéco ou par le laboratoire, comme vous le souhaitez. Pour ma part ce n’était qu’en ma gynéco que j’avais confiance et personne d’autres. 

J’appelle le gynéco pour l’avertir que la préparation est prête, je passe au labo récupérer le tube et je me rends directement à l’hôpital pour y faire l’insémination. Cela dure que quelques minutes, vous pouvez ensuite décider de rester un moment dans la salle ou de quitter les lieux directement. Pour ma part j’aimais bien y rester, pour me retrouver, pour penser et prier pour que quelques jours après le résultat soit positif. Nous faisions une pause de 1 mois entre chaque insémination. 

Mais en vain… 1, 2, 3 inséminations après et toujours rien, la déception, la tristesse, toujours et sans cesse ses questions qui tournent dans ma tête ! (Doit-je faire un trait sur la grossesse ? y-a-t ‘il un autre moyen d’avoir un enfant ?) sans oublier les gens autour de vous qui vous répètent sans arrêt « et alors c’est pour quand le bébé ?? il se fait désirer celui la ! ». A côté de ça, mon mari, si merveilleux et attentionné, celui qui me répète tous les jours que nous allons arriver à l’avoir notre bébé.  

Nous allions entamer la 5eme année de traitement, de piqûres, de rendez-vous chez le gynéco. J’étais fatiguée et j’avais besoin de souffler de prendre du recul sur tout ça… certaines personnes diraient « mais moi à ta place je n’abandonnerais pas ! » mais les gens ne sont pas à votre place. Elle nous avait dit que le combat serait long et semé d’embûches.  

Je décide donc de lui faire part de mes angoisses et mes déceptions. Elle me propose alors de faire une pause dans le traitement (nous étions au mois de Février 2013) et de commencer cette fois ci les FIV au mois de septembre. J’accepte. 

Le mois de Mai arrive et je n’ai toujours pas mes règles … comme d’habitude les cycles long. J’appelle la gynéco qui me dit « vous devriez faire un test quand même car pas de règles depuis début Avril c’est assez bizarre ». Je me rends au laboratoire et je fais ce test, je me dis une fois de plus la déception sera là. Il était 17h, j’appelle le laboratoire car pas de nouvelles, et là elle me dit « c’est positif ». Je n’y croyais tellement pas que je me suis rendue au laboratoire, mais c’était bien vrai. A ce moment-là on passe par de l’angoisse, de la peur pour terminer par de la joie ! une joie qui m’a submergé de bonheur et de larmes !! je n’ai pas pu le garder pour moi, j’ai appelé mon mari qui était au travail ; il me dit « tu rigole, ok reste calme arrête de pleurer j’arrive ! »  

8 mois plus tard Clémence est arrivée, une magnifique petite fille de 3kg610 qui fait notre bonheur au quotidien. 

Ce bonheur s’est reproduit 20 mois plus tard avec l’arrivée de son frère Maxime. 

Le combat était long mais nous l’avons gagné et si c’était à refaire je le referais, nous n’avons rien sans rien tel est ma devise. 

Je finirais par dire, que pour tous les couples qui passe par la PMA, le combat est long mais pas insurmontable, ne perdez pas un instant vote objectif, soutenez-vous et aimez-vous c’est la clé de la réussite !  

Merci à nos 5 lectrices qui ont pris le temps de partager leurs témoignages émouvants et plein de sens, en espérant qu’ils pourront aider et donner espoir aux personnes qui traversent elles-même cette épreuve.

12 commentaires sur “La PMA, vos témoignages.

  1. Bonjour Elyssa,

    Non, malheureusement, la PMA n’est pas encore ouverte à toutes les femmes. Nous devons encore franchir les frontières si l’on espère un jour avoir un enfant de cette manière.
    Nous vivons donc le même parcours que pour les femmes hétéros mais avec en plus, ce lourd poids de devoir franchir les frontières illégalement.

    Très chouette article, même si à nouveau les parcours de femmes en couple ou célibataires ne sont pas représentés. J’aurais pu t’envoyer un message pour témoigner, c’est vrai. Mais en l’occurrence, le parcours est tellement douloureux pour ma femme et moi, que je n’ai pas franchi le pas.

    En tout cas merci à toi,

    Marie

      1. Bonjour
        Bon courage à toute car parcours très difficile
        Je suis également passé par la Pma 3 ans de pma cela fesait 10ans qu on voulait un enfant
        Avant de rentrer en pma j ai était opérée des 2 trompes plus une grossesse extra utérine
        2 ans de pma dans un hôpital public qui était pas à notre écoute..nous avons décidé de partir en clinique privé et en 4 mois je suis tombé enceinte grâce à une fiv icsi..
        Je suis enceinte de 3 mois d une petite fille normalement prévue pour octobre..
        Donc ne lache rien faut ce battre quitté à changer de clinique..Sabrina

  2. Bonjour
    Tout d’abord merci pour ces messages .En lisant je n’ai fait que pleurer ,29 ans cette année nous avons décidé de tout arrêter. Plus de Pma,plus de protocole. Rien. Apres tant d’échec de faut espoir mon corps subit de nombreux changements elle est marqué de l’intérieur a l’extérieur. Plus rien nest pareil mais nous avons décider de vivre notre vie autrement. De ce dire que nous avons aucun regret ,aura tout essayé. Courage aux familles qui se battent garder espoir pour nous cela na pas fonctionner mais j’y croit pour vous ,chaque cas est différente de tout cœur avec vous.
    Merci à Coralie et Elyssa

  3. Merci pour cet article et ces témoignages.

    Même si J imagine que tu as du en recevoir beaucoup, je suis un peu déçue de ne pas avoir eu ne serait ce qu’une confirmation de lecture de notre témoignage.
    On en parle peu mais c est aussi Parceque ce n est pas évident d en parler et le fait de se voir offrir la possibilité de raconter notre parcours, s en forcément être « sélectionné », mais ne pas avoir de retour me chagrine…

    Courage aux pmettes 😉

    1. Bonjour, je n’ai pas reçu d’autres témoignages ou me l’avez vous envoyé ? Les personnes qui ont témoigné m’ont d’abord contactées en messages privés sur Instagram comme je l’avais demandé afin que l’on discute du témoignage. Quel est votre nom sur insta ?

  4. Merci pour cet article, c’est important que les gens comprennent ce que c’est le parcours pma.

    Pour ma part j’ai une fille de 1 an issues d’une fiv, après 5 ans d’essai, une opération pour endometriose et 1 an en pma donc je m’estime heureuse !

    Et je suis de nouveau enceinte bébé prévu pour le 01/07, et tout ça naturellement vive le retour de couche !

    Bon courage à toute ces femmes qui veulent devenir maman, mais que la nature n’aide pas forcément !

  5. Bonjour,

    Tout les témoignages sont émouvant, ils finissent tous merveilleuses bien. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Il serait bien d’intégrer un ou plusieurs témoignages ou cela n’a pas marché.

    Merci d’avoir abordé ce sujet si délicat.

  6. Bonjour,
    En 6 ans : 8 fausses couches, 3 ans en PMA, 8 protocoles, 3 transferts, pas de bébé.
    Tout ça pour dire que ça ne fonctionne pas toujours. Pourtant, j avais un très bon dossier parait il…
    Je ne sais pas comment faire pour continuer à avancer.
    On continue à essayer mais il y a très peu de chances que ça fonctionne car j’ai 44 ans et je suis porteuse d’une anomalie génétique.
    Je n’imaginais pas la vie comme ça.

Laisser un commentaire