LA QUÊTE PERPÉTUELLE DU BONHEUR PROFESSIONNEL

Qui n’a jamais ressenti cette non envie d’aller travailler? De ne pas être à sa place à son poste ? Ou bien avoir envie de tout lâcher et poser sa dem’ sur le bureau de son chef tel Queen B ? Cette impression qui reste dans un petit coin de ta tête, parfois elle disparaît et souvent elle revient. 64 % des français ne sont pas heureux et épanouis dans leur travail.

L’époque où l’on passait 40 ans de sa vie dans la même boîte est révolue. On rêve tous d’un super job. Le job idéal qui allie l’utile (le salaire) à l’agréable (les conditions).
Parce que le travail régit nos vies. Il détermine l’heure à laquelle tu vas te lever et l’heure à laquelle tu vas rentrer chez toi. Les moments où il est possible que tu sois en vacances ou de profiter de ta famille. Finalement les moments à côté du boulot sont des petits restes. C’est donc ça travailler ? Arrive ce moment où l’on se demande, si on marche dans la bonne direction. Ça te parle ?

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE

Sache que si tu te reconnais dans l’introduction de cet article, tu n’es pas seul. Beaucoup de personnes ressentent de l’insatisfaction dans leur vie professionnelle. Elles peuvent être liées à des frustrations, à de l’ennui ou bien cette impression de ne pas être à sa place.
La première erreur est de ne pas s’écouter et surtout d’écouter ses envies, par peur. Oui le changement et la remise en question fait flipper mais rester dans son mal être ce n’est pas l’angoisse franchement ?
J’ai des amis qui aimeraient construire leur propre job, ils ont l’envie, les idées mais au moment ou je leur demande « Alors, tu te lances quand ? ». On me répond souvent:
« Je ne sais pas », « je vais perdre en équilibre de vie », « je vais moins bien gagner ma vie », …
Être salarié est une situation rassurante et inscrite dans notre modèle idéal de carrière. En effet pourquoi prendre des risques face à une situation rassurante ? je vous le demande !
Mélangez à cela notre propre expérience personnelle face au changement. Et oui changer de vie professionnelle demande beaucoup d’énergie, une introspection qui peut parfois être longue. Mais sachez une chose, c’est que l’avenir n’est pas figé.

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Pour moi la principale difficulté réside justement dans le fait de quitter mon job rassurant et sécurisant de salarié. Je suis quelqu’un de très prudent et pour moi devenir entrepreneur est synonyme de prise de risque maximale, une sorte de saut dans le vide très anxiogène. Être salarié, malgré la pression qu’on peut avoir, est finalement assez confortable. On sait exactement combien on touchera à chaque fin de mois. Si je me lance dans l’entrepreunariat, je ne suis pas sûre que ça va marcher, si je vais pouvoir me dégager un salaire et sous combien de temps. Et puis le fait d’être entrepreneur complique un certain nombre de projets personnels comme les achats immobiliers par exemple.

Ensuite il y a les difficultés administratives. Savoir comment s’y prendre, ce qu’il faut faire, ne pas faire avant de se lancer. Rien qu’à l’idée de cette montagne de paperasse à faire ça me démotive.

Et enfin je déteste faire du commercial or je pense qu’en tant qu’entrepreneur il y a forcément un moment où l’on doit « se vendre » et ça c’est pas évident.

Lucile, 31 ans.

MOTEUR NUMBER ONE C’EST L’ENVIE

Comme dirait Johnny « qu’on me donne l’envie ». À force de se poser des questions soit ton envie va grandir, soit elle va se faire la malle. Notre société aujourd’hui nous donne un accès à l’information facilement.
J’ai rencontré des commerciaux devenus boulangers, des avocats qui deviennent coach sportif. Des parcours dit « atypiques » il y en a de plus en plus alors pourquoi pas toi ?
Un jour tu comprends que tu n’es pas obligé de rentrer dans un moule, que tu peux te lever chaque matin avec l’envie de travailler pour toi. Que tu n’es plus la même personne qu’il y a 5 ou 2 ans et qu’aujourd’hui tu te poses des questions déterminantes pour ton avenir. Réfléchir à son avenir pro n’est pas juste destiné aux jeunes étudiants.
Et bien plutôt que de voir l’envie passer et faisant coucou, chope la au passage.
Tu as le droit de dire non à la « facilité » et de prendre le temps de la réflexion. Il n’y a pas de meilleur job, ou de meilleur plan de carrière. il y a seulement ce que toi tu veux et ce qui te fait vibrer.
J’ai donc réfléchi à ce dont j’avais envie. Je me suis lancée dans une formation de déco.
Et il est temps que je fonce. Que j’ouvre ma micro entreprise. J’ai la chance que mon mari ait une bonne place. Et il me pousse dans mes envies. Mais quand on a des enfants faut pas se louper.
Nancie, 41 ans

LA LIBERTÉ DE DÉCISION

 
Fait pour moi partie de la clé du bonheur au travail. Créer son propre job c’est devenir maître de sa réussite. C’est un facteur d’épanouissement incroyable.
Si vous m’aviez demandé à 17 ans comment j’imaginais la vie à 30 ans, je vous aurais certainement parlé d’Art et de marteau. Je me voyais commissaire priseur ou tenant une galerie d’Art à Paris. Une vie confortable quoi qu’un peu fantaisiste (mon côté artiste certainement). Bref j’étais rêveuse. Et toi à 17 ans tu voulais faire quoi ?
Aujourd’hui je dois admettre que je n’ai pas la carrière d’envergure que je m’étais imaginée. Jamais je n’aurais pensé faire ce que je fais aujourd’hui (si si je t’assures). Ma vie professionnelle a été rythmée de rencontres déterminantes, de décisions, d’échecs cuisants et surtout de beaucoup beaucoup beaucoup de boulot. Mais j’ai fais le choix d’être libre dans mes décisions et de les assumer. J’ai cumulé les petits boulots au début pour garder cette liberté d’y croire et mon dieu j’ai eu raison d’y croire !
Je sens vraiment qu’aujourd’hui je me suis créée le job qui me va et je suis exactement là où je devais être. Ressens-tu cela dans la tête ?
Malgré tous les hauts et les bas que j’ai eu dans mon aventure entrepreneuriale je me sens sereine dans mes décisions.
Alors bien sûr je ne suis pas la grosse agence de com qui brasse des projets de ouf, ni l’influenceuse à 100K mais j’ai une boule de bonheur qui grandit au fond de mes tripes et qui me rend heureuse chaque jour. Je ne travaille pas par contrainte, pour réaliser le rêve de quelqu’un d’autre, je travaille pour moi et par plaisir.
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J’aimerais me lancer pour travailler pour moi et non pour quelqu’un d’autre. Que mes idées m’appartiennent à 100% et me valorise bien.
Anaïs 27 ans
FAIRE LE POINT
Mon premier conseil est de savoir différencier le fantasme de la réalité. Pour être entrepreneur il ne faut pas compter ses heures, avoir un certain gout du risque.
Mon deuxième conseil est de réfléchir à ces deux questions:
Qu’est ce que j’aime ? et qu’est ce qui fait me lever le matin ? C’est l’heure de faire des listes ! Et crois moi il y a forcément un job ou une activité qui va te correspondre !
Mon troisième conseil est d’apprendre à se connaitre. Suis-je prêt à plonger nuit et jour dans mon projet. À sacrifier de mon temps et de mon énergie (en tout cas pour les deux premières années de mon activité). C’est hyper important de savoir se fixer des objectifs et de les tenir. Peut-être qu’en aillant réfléchi à mes 2 précédent conseils  ou en lisant cet article, tu remarqueras que peut-être tu n’es pas prêt à changer de job. Mais que tu as peut-être besoin de t’investir dans une association, d’adapter tes horaires de boulot ou de faire une formation en interne. Je n’écris pas cet article dans l’optique de tous vous donner envie de devenir entrepreneur, je ne souhaite pas de vous jeter dans le vide pour finir au sol.
PRENDRE LA BONNE DÉCISION
C’est toute la difficulté du cheminement, auquel j’ai envie de répondre : « Si tu ne te lances pas tu ne sauras jamais ». Je peux accepter que cette phrase peut être déroutante et abstraite. C’est pour cela que je vais t’exposer d’autres outils.
  • Le test MBTI ou le test boussole. Ce test permet de révéler son talent en or et son positionnement clé dans une entreprise. Son profil MBTI n’est pas une fin en soi, je tiens à le rappeler. Je l’ai fait et voici mon résultat :

Gaelle

  • La visualisation. Cela consiste à faire un board de sa vie rêvée, sur Pinterest par exemple .
  • Faire le business plan de sa vie. Ça peut paraître barbant, je te l’accorde mais c’est très rassurant. Dedans mettez  de combien d’argent vous avez besoin pour vivre, sur quoi vous êtes prêts à faire des concessions, de combien de temps vous disposez pour créer votre projet, …
Et puis un jour, l’envie fait place à l’idée. L’idée fait place à l’objectif. Un jour c’est le déclic. On saute le pas.
Cet article je l’écris aussi en pensant à tout ceux qui se retrouvent face à une baisse de motivation, dans une impasse. Suivez votre instinct et laissez-vous votre envie vous transporter vers le futur job que vous méritez.
Quitter son job, ça demande beaucoup d’introspection, de préparation et de courage mais accessible à quiconque en a vraiment envie.
Dans le bonheur de trouver SON job il y a une dose de culot, avec un soupçon de souplesse, une pincée de savoir-faire et une lichette de « advienne que pourra ».
En tout cas cette réflexion mérite que vous appuyez sur « pause », et que vous preniez votre décision en connaissance de cause. Vous savez ce que vous voulez, ou vous devez aller et de quoi vous êtes capable.

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Gaëlle

5 commentaires sur “LA QUÊTE PERPÉTUELLE DU BONHEUR PROFESSIONNEL

  1. J’ai adoré cet article 🙂
    Me concernant je me suis retrouvé autoentrepreneur sans vraiment m’en rendre compte, et je me retrouve a la tête de ma micro entreprise dans une aventure de fou que je n’aurais jamais imaginé.
    Je galère encore sur pas mal de point mais quel bonheur de faire quelques chose qu’on aime, et d’être maître de ses décisions, certe c’est un investissement personnel mais quelle fierté
    Bisous 😉

  2. Bonjour, cet article m’ayant vraiment inspiré de par tout mon cheminement, qui est celui de l’entrepreneur, je n’ai donc pu résister à la tentation de vous le partager…
    et maintenant, A vous d’en juger ! Bonne lecture 😉

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